L’île au trésor dans l’océan Atlantique est à l’origine du différend entre le Maroc et l’Espagne à propos de la frontière maritime

Le Roi du Maroc Mohamed VI et le Président du Gouvernement espagnol Pedro Sánchez

Le Maroc et l’Espagne se disputent la délimitation de la frontière maritime au sud des îles Canaries et au large du Sahara, afin d’acquérir les minéraux précieux contenus dans la zone marine après qu’il a été constaté qu’il s’agit d’abondants minéraux qui sont considérés comme le pétrole du XXIe siècle.

Il y a un problème constant à la frontière maritime entre le Maroc et l’Espagne, car le Maroc refuse de signer un accord formel avec Madrid relatif au  nord du pays parce qu’il considère l’Espagne comme un pays occupant Ceuta et Melilla et certaines îles et chaque signature de sa part serait une reconnaissance officielle du fait colonial. Pour sa part, l’Espagne refuse de désigner officiellement la délimitation des  eaux au large des îles Canaries avec le Maroc, car elle considère que le Maroc dispose de la gestion et l´administration du Sahara et non de la souveraineté sur ce territoire tant que le conflit du Sahara est traité par les  Nations Unies.

En 2002, une commission bilatérale mixte maroco-espagnole a été créée pour délimiter la frontière maritime, mais elle n’a pas donné de résultats en raison de ces obstacles, en particulier après que le gouvernement du Parti populaire dirigé par Mariano Rajoy l’ait gelée entre 2012 et 2018. . En 2014, l’Espagne a demandé à l’ONU de délimiter ses frontières maritimes, en particulier celle autour de laquelle il y a une divergence : la zone économique exclusive, et non les eaux territoriales sans problème. L’ONU a rejeté la demande espagnole en raison de la poursuite du conflit au Sahara occidental.

Ces dernières semaines, la réponse marocaine est venue avec l’annonce de la délimitation de la frontière maritime au niveau du parlement marocain, et qui a été reportée à la demande de Madrid, selon les données obtenues par le site Alifpost,  pour ouvrir la porte à des consultations et des négociations après la formation en Espagne du prochain gouvernement à partir de la semaine prochaine.

 La décision du Maroc est souveraine, mais l’ONU n’acceptera pas l’enregistrement de la demande du Maroc tant que la souveraineté sur le Sahara n’est pas résolue, mais cela n’empêche pas le Maroc de contrôler la zone maritime en cas d’accord non officiel avec l’Espagne.

 La principale raison pour laquelle l’Espagne et le Maroc s’efforcent de délimiter les frontières maritimes, en particulier la zone au large de la partie sud du Sahara et du sud des îles Canaries, demeure  l’existence dans cette zone  de minéraux extrêmement précieux d’une importance primordiale pour la nouvelle industrie des technologies de précision.

Il s’agit d’une région tropicale montagneuse que certains experts appellent le trésor de l’Atlantique, où son abondance de métaux précieux a été officiellement confirmée en 2017. Des études ont révélé que cette région tropicale possède les plus grandes réserves mondiales du Telurio 52, utile à  l’industrie électronique, puis du  cobalt, entre autres métaux.

Lorsque l’Espagne a délimité ses frontières maritimes et y a inclus la zone tropicale  et d’autres régions riches en minéraux, la réponse du Maroc a été d’annexer cette zone à l’intérieur de ses  frontières maritimes, déclenchant ainsi un conflit silencieux.

Selon les experts en droit international maritime, quel que soit la délimitation la part du Maroc sera importante et il se peut qu’en cas d’arbitrage international la part de l’Espagne soit très réduite mais le plus grand obstacle qu’affronte le Maroc est la question de la souveraineté sur le Sahara qui n’est pas encore tranchée.

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